30 mars 2009
Sire
Une nuit de février 1999, Philippe Pharamond de Bourbon, descendant des Capétiens, est sacré roi de France dans la cathédrale de Reims. Mais la France endormie n'a rien su de l'équipée qui, depuis l'Atlantique, l'a mené à cheval à Saint-Benoît-sur-Loire, puis Saint-Denis, échappant au limier des Renseignements généraux que le ministre de l'Intérieur a mis à ses trousses.
Jean Raspail nous offre un livre magnifique qui nous rend la monarchie proche et familière, où la seule digne de ce nom est celle de droit divin!
28 mars 2009
Mensonge des médias
"Oui ou non le préservatif aggrave-t-il le problème du SIDA ? Puisque
c'est cette phrase qui a été reprise partout, et que tout le reste a
été oublié, je voudrais (re)montrer qu'elle est tout simplement vraie.
J'examinerai d'abord sa vérité au plan individuel, puis sa portée à
l'échelle des populations et enfin sa réalité pour ce qui est de
l'épidémie planétaire.
À première vue, on peut penser que le
préservatif est efficace pour une personne ne voulant pas devenir
séropositive ou ne voulant pas transmettre sa maladie ; je pense en
particulier aux couples où l'une des personne est séropositive, et je
ne parlerai pas de ce cas en particulier. On peut en effet sans doute
démontrer que plus de gens auraient le SIDA aujourd'hui sans le
préservatif, dans le climat de laisser-faire sexuel qui est quasiment
mondial. Mais on peut encore plus facilement prouver qu'en respectant
la morale sexuelle de la loi naturelle, au moins de temps en temps, nul
n'est besoin de préservatif.
Cependant, admettons que pour une
personne donnée qui décide d'avoir des relations avec une autre
personne dont elle ne sait rien, le préservatif soit un pis aller.
Pourtant celui-ci n'est efficace qu'à 85% comme contraceptif chez ceux
qui l'utilisent systématiquement, et la plupart des méta-analyses
indiquent que son efficacité contre le VIH est de l'ordre de 80 à 90 %.
Cela signifie que pour 100 personnes qui utilisent systématique un
préservatif, entre 10 et 20 seront malgré tout contaminées. C'est moins
efficace que les méthodes de régulation naturelle des naissances.
Pourtant on nous rabâche à longueur de temps que celles-ci ne sont pas
fiables, à tel point qu'elles ont été surnommées "roulette vaticane".
Pourtant
une sérieuse étude a montré que la méthode symptothermique est fiable à
99,4% sur une durée d'un an pour les femmes ayant respecté
scrupuleusement tous les critères, et un taux de 98,2% en moyenne lors
de cette étude [1]. En "utilisation parfaite", le préservatif est
supposé être fiable à 98% (85% en utilisation normale), tout comme la
méthode symptothermique selon le chiffre retenu par l'OMS [2]. Va-t-on
pouvoir nous expliquer pourquoi le "risque" d'avoir un enfant dans 2%
des cas est jugé inacceptable, alors même qu'on juge tout à fait
supportable le risque de contamination par le virus du SIDA dans les
mêmes proportions ? Si on ne fait pas confiance à une méthode de
régulation naturelle des naissances, il est surréaliste de faire
confiance au préservatif."
Lien : ici
Ces positions sont soutenu par nombres d'études scientifiques sérieuses. On peut citer le Docteur Jean-Pierre Dickès interrogé par lci:
"Le préservatif donne une fausse sécurité aux gens. Ils pensent qu'avec les préservatifs ils peuvent aller à droite et à gauche et cela sans danger. Mais c'est faux, selon un rapport de l'Académie francaise de médecine, 4% des personnes qui utilisent les préservatifs sont destinées à être infectées par le sida.
C'est monstrueux de laisser faire ça. Le taux d'échec de cette
technique est élevé et pourtant on continue d'en faire sa promotion."
Sur le sujet on pourra également lire avec intérêt un document de la sacrée congrégation pour la famille.
26 mars 2009
Sinite parvulos venire ad me

"Le désespoir érigé en philosophie ne permet pas de vivre, parce qu'il ouvre une rupture dans la transmission, et transforme en zombis les générations suivantes. Lorsque l'enfant, qui parle à temps et à contretemps, demande à quoi sert la vie, alors nos contemporains rougissent de confusion et d'effroi. On ne recule pas devant la question d'un enfant." (Chantal Delsol)
20 mars 2009
Face à la malhonnêteté des procédés médiatiques et à l'incroyable déchainement ces derniers jours à l'encontre du Pape, il est urgent de rappeler ce qu'a vraiment dit le Pape.
Question - Votre Sainteté, parmi les nombreux maux qui affligent l'Afrique, il y a également en particulier celui de la diffusion du sida. La position de l'Eglise catholique sur la façon de lutter contre celui-ci est souvent considérée comme n'étant pas réaliste et efficace. Affronterez-vous ce thème au cours du voyage ?
Benoît XVI - Je
dirais le contraire : je pense que la réalité la plus efficace, la plus
présente sur le front de la lutte contre le sida est précisément
l'Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses différentes
réalités. Je pense à la Communauté de Sant'Egidio qui accomplit tant,
de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida,
aux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont à la disposition des
malades... Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida
uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si
les Africains ne s'entraident pas, on ne peut pas résoudre ce fléau par
la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est
d'augmenter le problème.
La solution ne peut se trouver que
dans un double engagement : le premier, une humanisation de la
sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte
avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un avec l'autre, et le
deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes
qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de
renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent.
Tels
sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles.
Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement,
de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à
l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité
de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les
situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est
ce que fait l'Église, offrant ainsi une contribution très grande et
importante. Nous remercions tous ceux qui le font".
21 février 2009
Face à la tempête médiatique de ces dernières semaines, une pétition a été lancée.
Montrons notre fidélité au Pape.
05 février 2009
Chapelet pour la conversion des musulmans
Sur les gros grains, une fois :
Par les plaies de Jésus et les larmes de sa Sainte Mère.
Sur les petits grains, 10 fois :
Doux Père, faites leur connaître votre Fils.
Jésus : Récitez ce chapelet, chaque jour, et même plusieurs fois par jour. Répandez-le autour de vous ! Qu'il se dise en France, en Europe et dans tout le monde catholique, afin que les Musulmans osent enfin enfreindre les interdictions qui les empêchent de pénétrer dans mes églises. Priez, intercédez par ces mots si simples. Vos coeurs s'empliront de compassion pour eux qui ne connaissent ni Mes Consolations, ni celles de Ma Sainte Mère, ni celles de Mon Père plus Aimant qu'aimant, plus Miséricordieux que la miséricorde elle-même, plus Doux que toute douceur, plus Beau que toute beauté, plus Souffrant de leur éloignement que toute l'humanité souffrante !
Oh, que cette compassion soit plus grande que vos peurs ou vos jugements !
25 octobre 2008
Science ou croyance ?
Pour expliquer l'origine de l'homme et l'histoire des êtres vivants, la
communauté scientifique se réfère toujours aux théories
évolutionnistes. Pourtant, les errements de la Paléontologie et les
récentes découvertes de la biologie moléculaire nous forcent à reconsidérer la question en rappelant que l'évolutionnisme reste une "théorie" darwinienne parmi d'autres...
Si le darwinisme et ses avatars conservent malgré tout leurs fidèles champions, c’est qu’ils constituent la caution d’allure scientifique de certaines idéologies. Ainsi l’évolutionnisme apparaît-il comme le support nécessaire de tout matérialisme, de toute doctrine visant à nier Dieu et sa création.
A lire sur le sujet:
23 septembre 2008
Europa
Europa ist auf der Pilgerschaft geboren, und das Christentum ist seine Muttersprache.
Johann Wolfgang von Goethe
13 août 2008
10 ème anniversaire de la mort de Julien Green
Julien Green est né le 6 septembre 1900 et mort le 13 Août 1998.
Il est temps de rendre hommage à celui qui était l'un des plus grands écrivains du XXème siècle mais aussi l'un des plus tourmentés et qui s'était toujours défendu d'être un "romancier catholique".
Plus que jamais son oeuvre trouve écho en notre époque et il serait heureux de la revisiter
Voici une entrevue qui avait été organisée par Radio-Canada dans les années 80 où l'écrivain nous explique sa démarche spirituelle :
Première partie :
Deuxième partie :
Troisième partie :
16 juillet 2008
A méditer...

Histoire du IVème siècle. Lutte entre le christianisme et le paganisme. Et surtout, lutte inexpiable des sectes chrétiennes entre elles. Comme tout cela était vivant ! Bienheureux ces mortels qui luttaient pour leurs dieux ! Aujourd'hui, nous n'en sommes plus à choisir entre les dieux ; une seule question se pose, plus simple et plus tragique que toutes ces batailles de dieux : il s'agit de savoir s'il reste dans l'homme assez de substance pour qu'un Dieu, quel qu'il soit, puisse y germer...
Gustave Thibon (l'ignorance étoilée)
06 juin 2008
"Papa Haydn"
L'oeuvre de Joseph Haydn n'est pas de celles qui suscitent la passion ; Goethe, dans Art et Antiquité, lui a consacré quelques pages où s'exprime avec clarté l'impression de beauté sereine qu'elle fait naître :
« Depuis près de cinquante ans, la pratique et l'audition de ses oeuvres m'ont chaque fois communiqué une sensation de plénitude. A leur contact, je ressens une tendance involontaire à faire ce qui me semble être le bien et comme devant plaire à Dieu. Ce sentiment est indépendant de ma réflexion, et la passion n'y a aucune part. Je pense là au reproche qu'on fait communément à Haydn : sa musique manquerait de passion. A quoi je réponds : l'élément passionnel en musique, comme dans tout les arts, a d'autant moins d'importance que c'est celui qui est le plus facilement perceptible. Il n'est pas essentiel, c'est le produit d'un hasard. Selon les anciens, il masque la nature profonde des choses et altère la beauté. Si certains théoriciens, pensant en méditerranéens, ont cru devoir ériger le passions en condition de tout art, certes, personne ne peut les en blâmer, nous moins que d'autres, qui ne vivons pas sous leurs latitudes. Car Haydn est bien à nous : enfant de nos contrées, il fait sans exaltation ce qu'il fait. D'ailleurs, que pourrait-il exalter d'avantage : tempérament, sensibilité, esprit, humour, spontanéité, douceur, force, enfin les deux signes mêmes du génie, naïveté et ironie, tout cela est déjà son bien propre. Si toutes ces caractéristiques, inconcevables sans une profonde chaleur humaine, sont bien les éléments constitutifs de son être, saluons son art comme antique dans le meilleur sens du terme. Son caractère moderne n'a par ailleurs été, à notre connaissance, jamais contesté par personne : cela serait difficilement défendable, puisque toute la musique moderne repose sur lui.
« C'est en partant de là qu'on pourrait établir si ces caractéristiques ne sont pas celles-là mêmes qui l'ont poussé a négliger le théâtre. J'ai toujours souhaité pour ma part pouvoir dire, aussi sincèrement et aussi chaleureusement que je le ressens, que l'accord parfait qui exprime son génie n'est rien moins que la tranquille résonance d'une âme née libre, claire et chaste. Du reste, je ne suis pas le seul sur lequel ses oeuvres produisent cet effet, et si l'on pouvait m'opposer des exemples du contraire, ses symphonies et ses quatuors sauraient me protéger : c'est là son bien propre, et personne ne l'a jamais surpassé dans ce domaine. Ces oeuvres sont la langue idéale de la vérité : chacune de leurs parties est nécessaire à un ensemble dont elle est partie intégrante, tout en vivant de sa propre vie. On peut peut-être renchérir sur ces oeuvres, on ne peut les surpasser. »
Extrait de la symphonie n°31 de Haydn:
20 mai 2008
Moralement correct
Il n’y a pas si longtemps, tous les enfants étaient élevés selon des
valeurs plus ou moins identiques, quels que soient leur niveau social
ou les idées de leur famille. Il y avait certes une France de gauche et
une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais
la morale que l’instituteur dispensait à l’école ressemblait à celle
que le curé enseignait à l’église : se soumettre à un principe
supérieur (Dieu ou la patrie), respecter ses parents, ne pas tuer, ne
pas voler, ne pas mentir. Dans la pratique, bien sûr, ces commandements
n’étaient pas nécessairement observés. Ils restaient cependant la norme
que tous reconnaissaient.
A un moment qu’on situera entre les
années 1960 et 1970, cette morale commune a volé en éclats. Les
bouleversements sociaux que la France a connus alors (fin du monde
rural, développement des villes et des banlieues, société de
consommation, immigration de masse), conjugués au renversement des
idées qui s’est produit dans toute l’Europe occidentale
(déchristianisation, révolution des mœurs, relativisme du Bien et du
Mal, multiculturalisme), ont transformé les mentalités.
Nous n’avons plus de morale commune, mais il nous reste le moralement
correct. Tout entier fondé sur les prérogatives de l’individu, ce
discours prône le principe de plaisir et l’obligation du bonheur,
prêche le droit à la différence et le devoir de tolérance, exalte la
transgression des codes et la liberté de chacun à choisir ses propres
règles. Dès lors, la question est de savoir si vivre ensemble reste
possible. Car, de l’école à la famille, de la rue à l’entreprise, le
moralement correct mine le lien social.
Pour en sortir, il faudra bien renouer avec la bonne vieille morale.
Cela est vrai pour les enfants, mais aussi – et peut-être – d’abord
pour leurs parents.
28 avril 2008
Sur le monde moderne

Nous sommes les derniers, presque les après-derniers. Aussitôt après nous, commence un autre âge, un autre monde, le monde de ceux qui ne croient plus à rien, qui s'en font gloire et orgueil. Aussitôt après nous, commence le monde que nous avons nommé, que nous ne cesseront pas de nommer, le monde moderne, le monde qui fait le malin, le monde des intelligents, des avancés, de ceux qui savent, de ceux à qui on n'en remontre pas, de ceux à qui on n'en fait pas accroire, le monde de ceux à qui on n'a plus rien à apprendre (...), le monde de ceux qui n'ont pas de mystique et qui s'en vantent.
Qu'on ne s'y trompe pas et que personne, pas conséquent, ne se réjouisse, ni d'un côté, ni de l'autre. Le mouvement de dérépublicanisation (au sens de "res publica") de la France est profondément le même que le mouvement de déchristianisation. C'est ensemble un même, un seul mouvement profond de démystification. Une même stérilité dessèche la cité et la chrétienté, la cité politique et la cité chrétienne, la cité des hommes et la cité de Dieu. C'est proprement la stérilité moderne. Que nul donc ne se réjouisse voyant le malheur qui arrive à l'ennemi, à l'adversaire, au voisin, car le même malheur, la même stérilité, lui arrivent.
Le monde moderne ne s'oppose pas seulement à l'ancien régime français, il s'oppose, il se contrarie à toutes les anciennes cultures ensemble, à tous les anciens régimes ensemble, à toutes les anciennes cités ensemble, à tout ce qui est culture, à tout ce qui est cité. C'est en effet la première fois dans l'histoire du monde que tout un monde vit et prospère, paraît prospérer contre toute culture. Que l'on m'entende bien: je ne dis pas que c'est pour toujours. Cette race en a vu bien d'autres. Mais enfin, c'est pour le temps présent. Et nous y sommes.
En ce monde moderne, tout le monde est moderne, et même ceux qui combattent le moderne, et encore plus ceux qui sont investis pour le combattre et qui ne le combattent pas. Cette affreuse pénurie du sacré, c'est sans doute la marque la plus profonde du monde moderne.
Charles Péguy, "Notre jeunesse"
21 mars 2008
Prière du VENDREDI SAINT
Coeur de Jésus dans lequel se trouvent tous les trésors de la sagesse et de la connaissance scientifique, Ayez pitié de nous !
____________________
Je te vénère, ô sainte Croix portant les Membres sacrés de Notre-Seigneur et rougie de Son Précieux Sang.
Je Vous adore, ô mon Dieu, cloué à la sainte Croix par amour pour moi.
Jésus, j'ai confiance en Vous !
____________________

Celui qui, à genoux, récitera cette prière 33 fois, devant l'image du Christ crucifié, le jour du Vendredi Saint, aura délivré 33 âmes du Purgatoire. (Avec approbation de l'Eglise).
Cette prière n'est pas limitative à 33 fois, elle peut être récitée par multiples de 33, soit 66, 99, 132 fois, etc.
21 janvier 2008
Hommage à Louis XVI
En ce jour anniversaire de la mort de Louis XVI. Souvenons-nous de ce bon roi et rendons-lui hommage.
Testament de Louis XVI
Au
nom de la Très Sainte Trinité du Père du Fils et du
Saint Esprit, aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre,
mil sept cent quatre vingt douze Moi Louis XVIe du nom Roy de France étant
depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour
du Temple à Paris par ceux qui étaient mes sujets, et privé
de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant
avec ma famille de plus impliqué dans un Procès, dont il
est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des
hommes et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune
Loi existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées
et auquel je puisse m’adresser, je déclare ici en sa présence
mes dernières volontés et mes sentiments.
Je
laisse mon âme à Dieu mon créateur, je le prie de la
recevoir en sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses
mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ, qui
s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres
hommes quelqu’indignes que nous en fussions et moi le premier.
Je
meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Eglise Catholique Apostolique
et Romaine qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de
St Pierre auquel Jésus Christ les avait confiés. Je crois
fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les
commandements de Dieu et de l’Eglise, les Sacrements et les Mystères
tels que l’Eglise Catholique les enseigne et les a toujours enseignés.
Je
n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes
manières d’expliquer les dogmes qui déchire l’Eglise de Jésus
Christ mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours si Dieu
m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques
unis à la Saint Eglise Catholique donnent et donnèrent conformément
à la discipline de l’Eglise suivie depuis Jésus Christ. Je
plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur,
mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous
en Jésus Christ suivant ce que la charité Chrétienne
nous l’enseigne.
Je
prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. J’ai cherché
à les connaître scrupuleusement, à les détester,
à les détester, à m’humilier en sa présence,
ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique je
prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite et surtout le
repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom (quoique cela fut contre
ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires
à la discipline et à la croyance de l’Eglise Catholique à
laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de cœur,
je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis s’il
m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère
d’un Prêtre Catholique pour m’accuser de tous mes péchés,
et recevoir le Sacrement de Pénitence.
Je
prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car
je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne)
ou ceux à qui j’aurais pu donner de mauvais exemples ou des scandales
de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.
Je
prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières
aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.
Je
pardonne de tout mon cœur, à ceux qui se sont fait mes ennemis sans
que je leur en ai donné aucun sujet et je prie Dieu de leur pardonner,
de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle
malentendu, m’ont fait beaucoup de mal.
Je
recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma sœur, mes tantes, mes
frères, et tous ceux qui me sont attachés par les Liens du
Sang ou par quelqu’autre manière que ce puisse être. Je prie
Dieu ,particulièrement de jeter de yeux de miséricorde, sur
ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi,
de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et
tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.
Je
recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de
sa tendresse maternelle pour eux, je lui recommande surtout d’en faire
de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder
les grandeurs de ce monde-ci (s’ils sont condamnés à les
éprouver) que comme des biens dangereux et périssables et
de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Eternité,
je prie ma sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants,
et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre
la leur.
Je
prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et
les chagrins que je pourrais lui avoir donné dans le cours de notre
union, comme elle peut être sure que je ne garde rien contre elle,
si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.
Je
recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent
à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre
eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissant
de tous les soins et peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire
de moi je les prie de regarder ma sœur comme une seconde mère.
Je
recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer
qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier
toute haine et tout ressentiment et nommément tout ce qui a rapport
aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve, qu’il ne peut faire
le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même
temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans
son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement
étant lié dans ses opérations et n’inspirant point
de respect, il est plus nuisible qu’utile.
Je
recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient
attachées autant que les circonstances où il se trouvera
lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée
que j’ai contractée envers les enfants ou le parents de ceux qui
ont péris pour moi et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi,
je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées
qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui
ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne (souvent
dans les moments de troubles et d’effervescence on n’est pas le maître
de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à
leur malheur.
Je
voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui
m’ont montré un véritable attachement et désintéressé,
d’un côté si j’étais seulement touché de l’ingratitude
et de la déloyauté des gens à qui je n’avais jamais
témoigné que des bontés, à eux à
leurs
parents ou amis, de l’autre j’ai eu de la consolation à voir l’attachement
et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés,
je les prie d’en recevoir tous mes remerciements, dans la situation où
sont encore les choses, je craindrait de les compromettre si je parlais
plus explicitement mais je recommande spécialement à mon
fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.
Je
croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation si je ne recommandais
ouvertement à mon fils M. De Chamilly et Hue, que leur véritable
attachement pour moi, avait porté à s’enfermer avec moi dans
ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses
victimes, je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu
tant lieu de me louer depuis qu’il est avec moi comme c’est lui qui est
resté avec moi jusqu’à la fin, je prie Messieurs de la Commune
de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres
petits effets qui ont été déposées au Conseil
de la Commune.
Je
pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient,
les mauvais traitements et les gènes dont ils ont cru devoir user
envers moi, j’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes,
que celles-là jouissent dans leur cœur de la tranquillité
que doit leur donner leur façon de penser.
Je
prie Messieurs de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir
ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité, pour
tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.
Je
finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître
devant lui que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancées
contre moi. Fait en double à la tour du Temple le vingt cinq décembre
mil sept cent quatre vingt douze.
LOUIS
14 janvier 2008
L'oraison selon saint Alphonse de Liguori
Qu'une âme se garde bien d'abandonner l'oraison quelle que soit la peine, le dégoût qu'elle puisse rencontrer dans la pratique de cet exercice : car l'abandonner serait s'exposer à perdre sûrement Dieu. Dût-elle ne pouvoir dire que ces mots : "Mon Dieu, secourez-moi ; mon Jésus, miséricorde !" Son oraison serait excellente et lui serait très profitable.
Sans l'oraison, l'âme est privée de lumière. Les vérités éternelles, étant des choses toutes spirituelles, ne peuvent être connues des yeux du corps, mais seulement des yeux de l'esprit : elles ne se perçoivent que par la pensée et la réflexion. Les personnes qui ne font point oraison ne voient pas ces vérités ; dès lors, elles ne comprennent pas l'importance du salut, ni ne savent les moyens à prendre pour y parvenir. Saint Bonaventure compare encore l'oraison à un miroir qui nous montre toutes les taches de notre âme ; et sainte Thérèse, écrivant à un évêque, disait : "Nous croyons quelquefois n'avoir aucune imperfection, mais Dieu vient-il à dessiller les yeux de notre âme, comme il a coutume de le faire dans l'oraison, nous en découvrons bientôt un grand nombre." Sans l'oraison, on n'a pas la force nécessaire pour résister aux ennemis de notre salut et pour pratiquer la vertu. L'oraison produit sur notre coeur ce que le feu produit sur le fer ; quand le fer est froid, il est résistant et difficile à travailler, mais si on le soumet à l'action du feu, il s'amillit et devient malléable sous le marteau du forgeron. Le péché a rendu notre coeur dur et indocile ; mais grâce à la douce influence de l'oraison, il devient tendre et docile. "L'oraison, dit saint Ignace de Loyola, est le plus court chemin pour atteindre à la perfection." Le progrès dans la perfection est proportionné au progrès dans l'oraison.
Méthode d'oraison selon saint Alphonse de Liguori
L'oraison comprend trois parties : la préparation, la méditation, et la conclusion.
I. Préparation
Tout d'abord disposez et votre esprit et votre corps à entrer dans un saint recueillement. Efforcez-vous de fixer votre attention ; n'abandonnez pas votre esprit à ses caprices. Dans la préparation on fait trois actes :
1) Acte de foi en la présence de Dieu, acte d'adoration. - Je crois, ô mon Dieu, que vous êtres présent là où je suis, et je vous adore de tout mon coeur.
2) Acte de contrition. -Ah! Mon Dieu, souveraine majesté, j'ai honte de paraître en votre présence : car bien des fois je vous ai offensé, en préférant à votre grâce un indigne plaisir, un sentiment de colère, un peu de terre, un caprice, un rien. Pardon, ô Jésus, au nom de votre sang répandu pour moi, je me repens bien sincèrement des outrages que je vous ai faits.
3) Acte de demande. -Père éternel, pour l'amour de Jésus et de Marie, donnez-moi vos lumières dans cette oraison, et faite qu'elle soit pour moi une source de grâces. On se recommande ensuite à la sainte Vierge par un Ave, ainsi qu'à saint Joseph, à son ange gardien, à son saint Patron. Que ces actes dit saint François de Sales, soient fervents, courts, afin de passer aussitôt à la méditation.
II. Méditation
Il est bon dans son oraison de se servir d'un livre de méditations, surtout dans les comencements. Il faut s'arrêter aux passages qui nous touchent davantage : il n'est pas absolument nécessaire de lire toute la méditation. Mais, comme dit saint François de Sales, "il faut en cela imiter les abeilles qui s'attachent à une fleur tant qu'elles trouvent du miel à sucer, et qui volent ensuite sur une autre." Saint Thérèse pendant dis-sept ans a agi ainsi : elle lisait un peu, puis méditait ; telle une colombe qui après avoir aspiré un peu d'eau, lève les yeux vers le ciel.
L'utilité de l'oraison consiste surtout :
1) Dans les affections. -Si après avoir médité un point, vous éprouvez quelque bon sentiment, élevez votre coeur à Dieu. Faites des actes d'humilité, de confiance, de remerciement, mais surtout des actes de contrition et d'amour : les actes de contrition et d'amour sont une chaîne d'or qui unit l'âme à Dieu. Dites par exemple : mon Dieu! je vous aime de tout mon coeur. Je ne veux que votre bon plaisir. Disposez de moi et de tout ce qui m'appartient, comme bon vous semblera.
2) Les prières. -Il est très utile, et peut-être préférable à quoi que ce soit, de faire de fréquentes prières dans l'oraison. On demande à Dieu les lumières dont on a besoin, la résignation, la persévérence, mais par dessous tout, son saint amour.
3) Les résolutions. -En terminant son oraison, il faut prendre une résolution spéciale, par exemple : de supporter les souffrances qui nous viennent de telle ou telle personne ; de se mortifier sur tel ou tel point. On doit renouveler la même résolution jusqu'à ce qu'on ait fait disparaitre ce défaut ou qu'on ait acquis cette vertu.
III. Conclusion
1) Remerciez Dieu des lumières que vous avez reçues.
2) Proposez-vous d'être fidèles à vos résolutions.
3) Demandez au Père éternel, au nom de Jésus et de Marie, la grâce de le persévérance.
Recommandez à Dieu, en terminant, les âmes du purgatoire ainsi que les pécheurs.
Saint Alphonse de Liguori
13 janvier 2008
Vox sua
A l'encontre de beaucoup d'idées reçues, voici ce que nous dit un éminent scientifique sur l'Eglise durant la seconde guerre:
«L'Eglise catholique a été la seule a élever la voix contre l'assaut mené par Hitler contre la liberté. Jusqu'à cette époque, l'Eglise n'avait jamais retenu mon attention, mais, aujourd'hui, j'exprime ma grande admiration et mon profond attachement envers cette Eglise qui, seule, a eu l'inébranlable courage de lutter pour les libertés morales et spirituelles...»
Einstein
21 octobre 2007
Petite chansonnette alsacienne
Isch bin noch klèèn
Mïn Härzele isch noch rèèn
Dorf néme drine woone
Äss Jesus Kindele gànz àllèèn
Traduction (littérale):
Je suis encore petit
Mon tout petit coeur est encore pur
Personne ne peut y vivre
Seulement le petit Enfant-Jesus tout seul

















