Gegrüsst seist du Maria

L'absolu est un voyage sans retour. Blog catholique.

26 juin 2007

En la fête liturgique de saint Josémaria Escriva de Balaguer



 

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25 juin 2007

Gebet und Arbeit

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Les travail des paysans est un travail infiniment salutaire pour l'âme : tout en occupant le corps il laisse à l'âme le pouvoir de prier et de méditer.
                                                                  
                                                                                     St Charles de Foucauld

Wir sollen die Arbeit in Gebet verwandeln, das Gebet aber können wir nicht durch die Arbeit ersetzen. (...) könnten wir nur begreifen, was "die Arbeit beten" heißt ! Verstünden wir nur, unseren Glauben zu vertiefen.

                                                                                      Mutter Teresa

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15 juin 2007

Dieu existe je L'ai rencontré

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    André Frossard est le fils de L.O Frossard, journaliste et homme politique de la IIIème République et qui fut, à 31 ans, le premier secrétaire général du parti communixte français. Sa grand-mère paternelle était juive, et son village de l'est "le seul village de France où il y avait une synagogue et pas d'église" ; du côté maternel, ses grands-parents étaient d'origine protestante ; mais toute la famille avait été gagnée au socialisme. Elevé dans l'athéisme parfait, "celui où la question de l'existence de Dieu ne se pose même plus", André Frossard raconte comment, à vingt ans, il a rencontré brusquement la vérité chrétienne, "dans une silencieuse et douce explosion de lumière", alors qu'il était entré dans une chapelle de Paris à la recherche d'un ami.
Son livre est le témoignage, extrêmement rare, de l'une de ces conversions instantanées que ne précède aucune inquiétude, aucun trouble, aucune évolution intellectuelle, et c'est avec la même surprise émerveillée qu'autrefois qu'il peut dire aujourd'hui que "Dieu existe", et qu'il l'a rencontré.

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07 juin 2007

La Femme forte

J'eus une autre vision où je vis comment on préparait l'armure de la fille du roi. Une multitude de personnes y contribuaient. Et ce qu'elles apportaient consistait en prières, en bonnes oeuvres, en victoires sur elles-mêmes et en travaux de toute espèce. Tout cela allait de main en main jusqu'au ciel, et, là, chaque chose, après avoir subi un travail particulier, devenait une pièce de l'armure dont on revêtait la vierge. On ne pouvait qu'admirer à quel point tout s'ajustait bien et l'on était frappé de voir comment chaque chose en signifiait une autre. La vierge fut armée de la tête aux pieds. Je reconnus plusieurs des personnes qui donnaient leur concours et je vis avec surprise que des établissements entiers et de grands savants personnages ne fournissaient rien, tandis que des pièces importantes de l'armure provenaient de gens pauvres et de petite condition. (Sainte Anne Catherine Emmerich).

    Nous sommes convenus -mais c'est l'enseignement même de l'Ecriture!- que la Vierge a été instituée ennemie de l'Ennemi des hommes. Elle est celle que Dieu a commise au combat et qu'il a destiné à la victoire. Mais quel victoire au terme de quel combat ? -Chasser de se monde le Prince de ce monde. Il a été vaincu et il le faut vaincre encore ? -Il a été vaincu lui qui règne sur la Mort, une seule fois et à jamais quand Jésus vainquit la Mort. Nous sommes donc, déjà et à jamais, délivrés de la mort et assurés, selon nos mérites, de la vie éternelle en Jésus-Christ. Mais le monde, pour autant, n'a pas été délivré de la présence, voire du joug qu'y fait peser le Prince de ce monde. Or c'est Adam, c'est l'homme qui l'introduit dans ce monde. Dieu exige donc en sa justice que ce soient les hommes qui l'en expulsent. Mais la Miséricorde de Dieu est plus grande que sa Justice, pour autant que l'infini puisse dépasser l'infini. Il nous a donné son Fils pour nous ouvrir le Ciel; il nous donne à présent Marie pour purger la terre de celui qui l'assujétit et la souille de tant de manières. Le premier don était à l'échelle divine et Dieu seul le pouvait assumer; le second est à notre mesure. Non pas tout à fait cependant. Et que pourrions-nous, si faibles, contre le puissant Archange, lequel a perdu sa gloire, mais non pas sa force ?
DamedePaix
Et voici l'autre mystère: Il vainquit par la femme; Dieu lui oppose la Femme. Il était le plus grand, Dieu lui oppose celle qui fut la plus petite. Mais conçoit-on, quelque part, dans les hauteurs, le combat singulier de Marie et de Satan! Et que pourrait-il contre la merveille de Dieu ? Quelle impossible atteinte à sa béatitude éternelle ? Impossible dans le ciel, la lutte ne l'est plus sur la terre. Et c'est à travers nous, qui sommes à la fois le territoire et l'enjeu du combat, qu'elle va se dérouler. La Femme et le Dragon vont se battre par le moyen de leurs armées réciproques. L'on comprend dès alors combien la lutte sera dure et pourra balancer.  Dans cette guerre Marie sera donc forte de la force que nous lui donnerons. Et c'est encore là une insigne grâce de Dieu qui nous veut, par notre apport, rendre voctorieux dans Celle qu'il a par avance confirmée dans la victoire. Il nous reste de lui apporter notre concours. Comment ? Mais en lui forgeant cette armure qui fera d'elle la Femme forte, la nouvelle Judith en présence d'Holopherne, plus redoutable qu'il ne le fut en aucun temps. Ce sont donc "nos prières, nos bonnes oeuvres, nos victoires sur nous-mêmes" qui seront notre force dans la Vierge, elle qui ne doit vaincre autrement que par nous. Mais quel combat! infiniment dangereux parce que d'un prix infini, et si terriblement inégal! La minuscule armée de Marie (l'Eglise maintenant si petite dans le monde qui a grandit, et les soldats de Marie si peu nombreux dans l'Eglise ! ) affrontée à tous ces peuples qui se meuventtout d'un bloc, en masse compacte, soumis à la dure discipline du maître de la terre ! Comme en toute guerre, aux heures de suprême danger, quand tout paraît perdu, que l'ennemi est à l'instant de triompher, la nation s'arme tout entière et réclame jusqu'aù concours des plus faibles. Il en est ainsi au jours décisifs de la "lutte finale" entre la Femme et le Dragon.
brea_01Nous voyons, dans l'oracle, comme une levée en masse des petits, tandis que "les grands et savants personnages", les "établissements" ( les institutions, les ordres religieux dans leur lourd et puissant appareil ?) se tiennent en dehors du conflit. Heureux même, tant ils ont Marie en défiance, s'ils ne se rangent pas aux côtés de celui qui la combat !
Mais que peuvent donc apporter ces petits ? -De grandes mortifications, des oeuvres éclatantes et de sublimes oraisons ? Ah ! non ; et toute cette richesse n'est pas éxigée de leur pauvreté. Mais il est une prière - le Rosaire - celle-là à leur portée: et parce qu'elle était à la mesure de ces démunis, Dieu a tenu à ce qu'elle deviennne l'arme obligatoire, spécialement adaptée au Combat eschatologique.
Le jour même où le Prince de ce monde, lequel jusque là règnait par ses fléaux introduits dans le gouvernement des nations, fonda un Etat tout entier, explicitement, constitutionnellement, CONTRE Dieu, se forgea un peuple tout entier soumis et esclave, noyau d'un empire qu'il prétend étendre à toute la terre ("voilà la Moscovie apportant avec elle bien des maux !" (A.III.133), ce jour-là, ce même jour, Marie, à Fatima, descendit sur la terre et proclama son nom de combattante victorieuse : "Je suis NOTRE-DAME DU ROSAIRE".

                                                                                            Raoul Auclair


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04 juin 2007

Le Miserere d'Allegri







Oeuvre exceptionnelle par excellence, le Miserere d'Allegri est resté longtemps la propriété exclusive de la Papauté pour le service de la Chapelle Sixtine. Son audition avait lieu une fois l'an, au cours de la Semaine Sainte, dans des circonstances propres à frapper l'auditoire. Il était chanté à la fin de l'Office des Ténèbres, dans une Chapelle où l'on avait progressivement éteint les cierges, tandis que le Pape et les Cardinaux s'agenouillaient. Il était interprété alors par les meilleurs chanteurs de la Chapelle (castrats, altos masculins, barytons et basses), qui étaient capables d'improviser des ornementations éblouissantes. C'est un exemple typique du style polyphonique se la Renaissance dénotant les influences combinées des écoles romaine (Palestrina) et vénitienne (les Gabrieli). Mais avant tout cela, c'est une oeuvre incomparable, profondement spirituelle, et qui porte nos âmes vers des réalitées que nous oublions trop souvent.


MISERERE (Psaume 50)

   

I) Miserere mei Deus secundum magnam misericordiam tuam et secundum multitudinern miserationum tuarum dele iniquitatem meam
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton Amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

II) Amplius lava me ab iniquitate mea et a peccato meo munda me
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

III) Quoniam iniquitatem meam ego cognosco et peccatum meum  contra me est semper
Car je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

IV) Tibi soli peccavi et malum coram te feci ut iustificeris in sermonibus tuis et vincas cum iudicaris 
Contre Toi et Toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à Tes yeux, je l'ai fait. Ainsi, Tu peux parler et montrer Ta justice, être juge et montrer Ta victoire.

V) Ecce enim in iniquitatibus conceptus sum et in peccatis  concepit me mater Mea
Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma  mère.

VI) Ecce enim veritatem dilexisti incerta et occulta sapientiae tuae  manifestasti mihi
Mais Tu veux au fond de moi la vérité; dans le secret, tu m'apprends la sagesse.

VII) Asparges me hysopo et mundabor lavabis me et super nivem  dealbabor
Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

VIII) Auditui meo dabis gaudium et laetitiam  exultabunt ossa  humiliata
Fais que j'entende les chants et la fête: ils danseront les os que Tu broyais.

IX) Averte faciem tuam a peccatis meis et omnes iniquitates meas  dele
Détourne Ta Face de mes fautes, enlève-moi tous mes péchés.

X) Cor mundum crea in me Deus et spiritum rectum innova in  visceribus meis
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit

XI) Ne proicias me a facie tua et spiritum sanctum tuum ne  auferas a me
Ne me chasse pas loin de Ta Face, ne me reprends pas ton Esprit Saint.

XII) Redde mihi laetitiam salutaris tui et spiritu principali  confirma me
Rends-moi la joie d'être sauvé; que l'esprit généreux me soutienne.

XIII) Docebo iniquos vias tuas et impii ad te Convertentur
Aux pécheurs, j'enseignerai Tes chemins, vers Toi, reviendront les égarés.

XIV) Libera me de sanguinibus Deus, Deus salutis meae exultabit  lingua mea iustitiam tuam
Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

XV) Domine labia mea aperies et os meum adnuntiabit laudem  tuarn
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta  louange.

XVI) Quoniam si voluisses sacrificium dedissem utique holocaustis non delectaberis
Si j'offre un sacrifice, Tu n'en veux pas, Tu n'acceptes pas d'holocauste.

XVII) Sacrificium Deo spiritus contribulatus cor contritum et  humiliatum Deus non spernet
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé; Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

XVIII) Benigne fac Domine in bona voluntate tua Sion et aedificentur muri Hierusalem
Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

XIX) Tunc acceptabis sacrificium iustitiae oblationes et holocausta tunc inponent super altare tuum vitulos
Alors, Tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur Ton autel.



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01 juin 2007

Les révélations du Sacré-Coeur

Sacrecoeur2
    Ce fut le 27 déçembre 1673, en la fête de saint Jean, l'apôtre de l'Amour, que le Christ révéla pour la première fois à sainte Marguerite-Marie les secrets de son Sacré-Coeur. Ecoutons la raconter ce qui suit.
   
« Une fois donc, étant devant le Saint Sacrement, me trouvant un peu plus de loisir, car les occupations que l'on me donnait ne m'en laissaient guère, me trouvant toute investie de cette divine présence, mais si fortementque je m'oubliais moi-mêmeet le lieu où j'étais, je m'abandonnais à ce divin Esprit, livrant mon coeur à la force de son amour. Il me fit reposé très longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son Sacré-Coeur, qu'il m'avait toujours tenus cachés jusqu'au moment où il me l'ouvrit pour la première fois, mais d'une manière si affective et sensible qu'il ne me laissa aucun lieu d'en douter, pour les effets que cette grâce produisit en moi. Et voici comment il me semble la chose s'est passée.
    Il me dit: "Mon
divin Coeur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen, et qu'il se manifeste à eux, pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l'abîme de perdition ; et je t'ai choisie comme un abîme d'indignité et d'ignorance pour l'accomplissement de ce grand dessein, afin que tout soit fait par moi."
   
Après, il me demanda mon coeur, lequel je le suppliai de prendre, ce qu'il fit, et le mit dans le sien adorable, dans lequel il me le fit voir comme un petit atome, qui se consommait dans cette ardente fournaise, d'où le retirant comme une flamme ardente en forme de coeur, il le remit dans le lieu où il l'avait pris, en me disant : Voilà, ma bien-aimée, un précieux gage de mon amour, qui renferme dans ton côté une petite étincelle de ses plais vives flammes, pour te servir de coeur et te consommer jusqu'au dernier moment, et dont l'ardeur ne s'éteindra, ni ne pourra trouver de rafraîchissement que quelque peu dans la saignée, dont je marquerai tellement le sang de ma croix, qu'elle t'apportera plus d'humiliation et de souffrance que de soulagement. C'est pourquoi je veux que tu la demandes simplement, tant pour pratiquer ce qui vous est ordonné que pour te donner la consolation de répandre ton sang sur la croix des humiliations. Et pour marque que la grande grâce que je te viens de faire n'est point une imagination, et qu'elle est le fondement de toutes celles que j'ai encore à te faire, quoique j'aie refermé la plaie de ton côté, la douleur t'en restera pour toujours ; et si, jusqu'à présent, tu n'as pris que le nom de mon esclave, je te donne celui de la disciple bien-aimée de mon sacré Coeur. Après une faveur si grande et qui dura une si longue espace de temps, pendant lequel je ne savais si j'étais au ciel ou en terre, je demeurai plusieurs jours comme toute embrasée et enivrée, et tellement hors de moi que je ne pouvais en revenir pour dire une parole qu'avec violence, et m'en fallait faire une si grande pour me récréer et pour manger que je me trouvais au bout de mes forces pour surmonter ma peine : ce qui me causait une extrême humiliation. Et je ne pouvais dormir, car cette plaie, dont la douleur m'est si précieuse, me cause de si vives ardeurs qu'elle me consomme et me fait brûler toute vive. Et je me sentais une si grande plénitude de Dieu, que je ne pouvais m'exprimer à ma supérieure comme je l'aurais souhaitée. »
m    Cette première révélation est bientôt suivie d'une seconde, dont nous ne parvenons pas à fixer la date, mais qu'il faut situer au printemps de 1674. Elle raconte l'événement quelques 26 ans après, dans une lettre au Père Croiset:
   
« Ce Coeur divin me fut représenté , comme dans un trône tout de feu et de flammes, rayonnant de tous côtés, plus brillant que le soleil et transparent comme un cristal. La plaie qu'il reçut sur la Croix y paraissait visiblement. Il y avait une couronne d'épines autour de ce divin Coeur et une croix au-dessus. Mon divin Maître me fit entendre que ces instruments de sa Passion signifiaient que l'amour immense qu'il a eu pour les hommes avait été la source de toutes ses souffrances; que, dès le premier instant de son Incarnation, tous ces tourments lui avaient été présents, et que ce fut dès ce premier moment que la croix fut, pour ainsi dire, plantée dans son Coeur ; qu'il accepta, dès lors, toutes les douleurs et humiliations que sa sainte Humanité devait souffrir pendant le cours de sa vie mortelle, et même les outragés auxquels son amour pour les hommes l'exposait jusqu'à la fin des siècles, dans le saint Sacrement. Il me fit connaître ensuite que le grand désir qu'il avait d'être parfaitement aimé des hommes lui avait fait former le dessein de leur manifester son Coeur, et de leur donner, dans ces derniers siècles, ce dernier effort de son amour, en leur proposant un objet et un moyen si propre pour les engager à l'aimer, et à l'aimer solidement, leur ouvrant tous les trésors d'amour, de miséricorde, de grâce, de sanctification et de salut qu'il contient, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et lui procurer tout l'honneur et l'amour qui leur serait possible, fussent enrichis avec profusion de ces divins trésors dur Coeur de Dieu qui en était la source.[...] Lequel il fallait honorer sous la figure de ce coeur de chair, dont il voulait l'image être exposée et portée sur soi, sur le coeur, pour y imprimer son amour et le remplir de tous les dons dont il était plein et pour y détruire tous les mouvements déréglés. Et que partout où cette sainte image serait exposée pour y être honorée, il y répandrait ses grâces et ses bénédictions. Et que cette devotion était comme un dernier effort de son amour qui voulait favoriser les hommes, en ces derniers siècles de cette rédemption amoureuse, pour les retirer de l'empire de Satan, lequel il prétendait ruiner pour nous mettre sous la douce liberté de l'empire de son amour, lequel il voulait rétablir dans les coeurs de tous ceux qui voudraient embrasser cette dévotion.
»
    Voici maintenant le récit de la troisième apparitions, toujours non datée, et qui eut lieu durant une exposition au Saint Sacrement, probablement en Juillet 1674.
   
« Après m'être sentie retirée toute au-dedans de moi-même par un recueillement extraordinaire de mes sens et de mes puissances, Jésus-Christ, mon doux Maître, se présenta à moi, tout éclatant de gloire avec ces cinq plaies, brillantes comme cinq soleils, et de cette sacrée humanité sortaient des flammes de toutes parts, mais surtout de son adorable poitrine, qui ressemblait à une fournaise; et s'étant ouverte, il me découvrit son tout aimant et tout aimable Coeur qui était la vive source de ces flammes. Ce fut alors qu'il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur amour, et jusqu'à quel excès il l'avait porté à aimer les hommes, dont il ne recevait que des ingratitudes et des méconnaissances: "Ce qui m'est beaucoup plus sensible, me dit-il, que tout ce que j'ai souffert en ma Passion , d'autant que s'ils me rendaient quelque retour d'amour, j'estimerais peu tout ce que j'ai fait pour eux, et voudrais, s'il se pouvait, faire encore davantage. [...]"


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