20 mai 2008
Moralement correct
Il n’y a pas si longtemps, tous les enfants étaient élevés selon des
valeurs plus ou moins identiques, quels que soient leur niveau social
ou les idées de leur famille. Il y avait certes une France de gauche et
une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais
la morale que l’instituteur dispensait à l’école ressemblait à celle
que le curé enseignait à l’église : se soumettre à un principe
supérieur (Dieu ou la patrie), respecter ses parents, ne pas tuer, ne
pas voler, ne pas mentir. Dans la pratique, bien sûr, ces commandements
n’étaient pas nécessairement observés. Ils restaient cependant la norme
que tous reconnaissaient.
A un moment qu’on situera entre les
années 1960 et 1970, cette morale commune a volé en éclats. Les
bouleversements sociaux que la France a connus alors (fin du monde
rural, développement des villes et des banlieues, société de
consommation, immigration de masse), conjugués au renversement des
idées qui s’est produit dans toute l’Europe occidentale
(déchristianisation, révolution des mœurs, relativisme du Bien et du
Mal, multiculturalisme), ont transformé les mentalités.
Nous n’avons plus de morale commune, mais il nous reste le moralement
correct. Tout entier fondé sur les prérogatives de l’individu, ce
discours prône le principe de plaisir et l’obligation du bonheur,
prêche le droit à la différence et le devoir de tolérance, exalte la
transgression des codes et la liberté de chacun à choisir ses propres
règles. Dès lors, la question est de savoir si vivre ensemble reste
possible. Car, de l’école à la famille, de la rue à l’entreprise, le
moralement correct mine le lien social.
Pour en sortir, il faudra bien renouer avec la bonne vieille morale.
Cela est vrai pour les enfants, mais aussi – et peut-être – d’abord
pour leurs parents.
03 août 2007
Il y a un autre monde
Dans "Il y a un autre monde", André Frossard reprend et développe sa dernière partie de Dieu existe, je L'ai rencontré, où il racontait sa conversions et ses suites immédiates en quelques pages seulement: ce n'était que le bref énoncé d'un fait. Il en tire aujourd'hui les conséquences, répond aux questions soulevées par la publication de son livre, parle de cet "autre monde" où nous allons tous, "le sachant ou ne le sachant pas", et poursuit son récit autobiographique à la lumière de cette pensée qui résume tout ce qu'il croit et tout ce qu'il sait:
"L'être humain qui vient de l'amour, retourne à l'amour par la foi et l'espérance, à travers la souffrance et la mort."
15 juin 2007
Dieu existe je L'ai rencontré

André Frossard est le fils de L.O Frossard, journaliste et homme politique de la IIIème République et qui fut, à 31 ans, le premier secrétaire général du parti communixte français. Sa grand-mère paternelle était juive, et son village de l'est "le seul village de France où il y avait une synagogue et pas d'église" ; du côté maternel, ses grands-parents étaient d'origine protestante ; mais toute la famille avait été gagnée au socialisme. Elevé dans l'athéisme parfait, "celui où la question de l'existence de Dieu ne se pose même plus", André Frossard raconte comment, à vingt ans, il a rencontré brusquement la vérité chrétienne, "dans une silencieuse et douce explosion de lumière", alors qu'il était entré dans une chapelle de Paris à la recherche d'un ami.
Son livre est le témoignage, extrêmement rare, de l'une de ces conversions instantanées que ne précède aucune inquiétude, aucun trouble, aucune évolution intellectuelle, et c'est avec la même surprise émerveillée qu'autrefois qu'il peut dire aujourd'hui que "Dieu existe", et qu'il l'a rencontré.




